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Jinguofortis perplexus l’oiseau dinosaure (7:05mn) Nouveau

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L'évolution des primates

Les proto-primates

primates L'évolution des primates

Durant le mésozoïque, les angiospermes, les plantes à fleurs étaient devenues les végétaux les plus répandues, et qui dit plantes à fleurs dit insectes, insectes pollinisateurs.

En effet suite à l’expansion des angiospermes, la population des insectes pollinisateurs a explosé, cela n’a l’air de rien, et dans le processus de la chaîne alimentaire, tout cela n’est pas anodin, car par effet boule de neige, plus de fleurs est égal à plus d’insectes et plus d’insectes égal plus d’insectivores ! et outre les petits reptiles, qui sont les insectivores les plus nombreux ? les mammifères !

Parallèlement aux autres groupes de mammifères comme par exemple les rongeurs qui vivent sur le sol des forêts les primates ancestraux ont désormais colonisé les arbres des forêts. Le plus viel ancêtre des mammifères placentaires connu à ce jour et qui serait semble-t-il l’ancêtre probable des placentaires (notez le conditionnel) se nomme Eomaia. Il s’agit d’un petit insectivore quadrupède d’une dizaine de centimètres qui déjà évoluait certainement dans les arbres il y a 125 MA.

Vers la limite Mésozoïque Cénozoïque, il a 65/66 Ma, les premiers proto-primates font leur apparition à l’image de Purgatorius, toutefois il ressemble plus à un opossum qu’à un primate…. En fait c’est un plésiadapiforme ! un "presque adapiforme".

C’est en regardant de plus près le fossile, que l’on a constaté que ses pattes et ses chevilles relevaient plus du primate que de l’opossum, pour faire simple disons que ses pattes étaient en cours de mutation pour s’adapter à son environnement arboricole.

Avançons de quelques Ma vers la fin du Paléocène il y a 56Ma pour rencontrer Carpolestes, celui-ci tout comme Purgatorius n’est pas réellement un primate, c’est aussi un plésiadapiforme, une petits bestiole quadrupède arboricole qui a développé les mains au pouce opposable, une solution pratique pour s’accrocher aux branches… et saisir un nouveau type de nourriture, les fruits.

Par ailleurs, sa vision d’insectivores aux yeux autrefois disposés de part et d’autre du crâne viennent se placer vers l’avant, lui permettant une vision stéréoscopique, en relief, indispensable pour évaluer les distances et sauter de branches en branches.

Purgatorius

Si ses ancêtres étaient insectivores, désormais dans ce nouvel environnement sa source de nourriture principale sont les fruits, mûrs de préférence. Jusqu’alors leur vision ne leur permettait pas de les distinguer des fruits encore verts, mais cela allai changer.

Il y a encore quelques Ma en arrière, les mammifères étant des proies potentielles pour dinosaures ils évoluaient principalement la nuit, leur vision était donc adaptée à leurs activités nocturnes et la couleur ne leur était d’aucune utilité.

Cependant le milieu arboricole est tout autre, il leur faut s’adapter, aussi pour choisir les fruits mûrs, la couleur leur est indispensable et pour ce faire, l’anatomie crânienne va évoluer.

Darwinius masillae, un des premiers primates

Darwinius masillae

Un des plus vieux primates connus est Darwinius masillae, de son petit nom IDA, il s’agit d’un fossile découvert en Allemagne en 1983 qui fut rapidement affublé du fameux "chaînon manquant" que les médias affectionnent tant.

Il s’agit d’un adapiforme, un primate primitif morphologiquement proche des lémuriens actuels, il vivait sur les terres européennes voilà de cela environ 47Ma durant l’Eocène.

Ce fossile exceptionnel nous permet de constater qu’une certaine évolution avait déjà eu lieu, les griffes avaient déjà laissées place à des ongles. Cependant, au niveau de son crâne, on remarque que les orbites sont percées de part en part, alors que chez les nouveaux venus, une cloison osseuse englobe le globe oculaire le maintenant fermement dans sa cavité.

Cet os nommé septum post-orbital va permettre plusieurs choses, d’une part cela va permettre de stabiliser l’œil dans sa cavité, lui procurant ainsi une image nette. D’autre part cela entraine l’apparition de la fovéa, une zone de la rétine où se vont se concentrer les cellules photo réceptrices, les fameux cônes photorécepteurs, leur conférant ainsi une acuité visuelle bien plus précise.

Mais l’avancée la plus spectaculaire est l’augmentation du nombre de ces cônes photorécepteurs responsables de la vision colorimétrique. Jusqu’alors nocturne, la vision de ces petits animaux arboricoles se limitée à la perception du bleu et du vert, et désormais ils bénéficient alors d’une troisième couleur, le rouge.

Ainsi équipés de cette "nouvelle technologie" ils sont plus à même de repérer les fruits mûrs.

Pour résumé, ces nouvelles modifications morphologiques, une vision améliorée et des pattes aux pouces opposables, vont largement contribuer à l’essor de cette lignée, et en effet, les primates vont se répandre sur l’ensemble des continents, de préférences non loin de l’équateur, dans les régions aux climats tropicaux.

Du reste, il se pourrait bien que ce soit cette vision améliorée leur permettant de distinguer des détails qui aurait contribué à la communication par expression faciale que l’on voit encore chez les singes actuels.

Arbre phylogénétique

Sur un arbre phylogénétique, le groupe des primates se divise en deux branches, d’un côté nous avons les Strepsirrhiniens dont font partie les Lémuriens ou les Galagos et l’autre embranchement, les Haplorhiniens qui lui-même se divise pour engendrer les tarsiers, ces adorables petites bestioles aux yeux immenses et les Simiiformes, ou tout simplement les singes !

Chez les Haplorhiniens, le rhinarium a laissé place au nez et tous les singes possèdent encore une queue, ce qui ne va pas durer... pour certains

La branche se divise et donne lieu aux Platyrrhiniens qui conservent leur appendice, il s’agit des singes que l’on trouve en Amérique du sud comme les Ouistitis ou les capucins et a la branche des Catarrhiniens… qui se divise pour donner les cercopithèques, qui eux gardent leurs queues, c’est les babouins, les macaques, les mandrills etc… et ceux qui perdent leur queue, les hominoidés, les anthropoïdes, les antropomorphes, bref les grand singes…

Et si on suit cette lignée, c’est à ce moment que l’on rencontre les australopithèques

 

Sources

Dernière mise à jour le 23/10/2018
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