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MYTHOLOGIE GRECQUE - PALEONTOLOGIE

HISTOIRE DE FRANCE - SYSTEME SOLAIRE - LECTURE - PHILATELIE


Dictionnaire de la Mythologie grecque de Q à Z

SATYRES Les

Les Satyres, appelés aussi "Silènes", sont des démons de la nature, qui ont été intégrés dans le cortège de Dionysos. On les représentait de différentes façons : tantôt le bas du corps était celui d'un cheval et, à partir de la taille, le haut était celui d'un homme. Tantôt, leur animalité était celle d'un bouc.

Dans l'un et l'autre cas, ils sont doués d'une longue et large queue, très fournie, semblable à celle d'un cheval, et d'un membre viril perpétuellement dressé, de proportions surhumaines. On les imaginait dansant dans la campagne, buvant avec Dionysos, poursuivant les Ménades et les nymphes, victimes plus ou moins résistantes de leur lubricité.

Peu à peu, nous voyons, sur les représentations, s'atténuer le caractère bestial de leur figure. Leurs membres inférieurs deviennent humains, ils ont des pieds, et non plus des sabots ; seule, la queue demeure, témoignage de leur ancienne forme. Les Satyres, compagnons des dieux, ne jouent que très rarement un rôle particulier dans les légendes.

SATYRIA

Satyria est fille de Minos, le roi de Crète. Elle fut aimée par Poséidon, et lui donna comme fils Taras, le héros éponyme de la ville de Tarente. Elle-même avait donné son nom à un cap voisin de cette ville, le cap Satyrion. On prétend aussi parfois qu'elle était la mère d'Halos.

SAUROS

Sauros était un brigand d'Elide, qui détroussait les voyageurs, jusqu'au jour où il fut tué par Héraclès. Son nom était resté attaché à un lieu-dit, où l'on montrait sa tombe ainsi qu'un sanctuaire d'Héraclès.

SÉLÉNÈ

Sélénè est la personnification de la Lune. Elle passe tant pour la fille d'Hypérion et de Théia, et tantôt pour celle du Titan Pallas, ou celle d'Hélios. On la représente comme une femme jeune et belle qui parcourt le ciel sur un char d'argent à deux chevaux. Elle est célèbre par ses amours : de Zeus, elle eut une fille, nommée Pandia.

En Arcadie, son amant fut le dieu Pan, qui lui avait donné, en présent un troupeau de bœufs blancs. Mais, souvent, on la présente comme l'amante du beau berger Endymion, dont elle aurait cinquante filles. On attribuait aussi parfois à leurs amours la naissance du héros Naxos.

SÉMÉLÈ

Dans la tradition thébaine, Sémélè est la fille de Cadmos et d'Harmonie. Elle fut aimée de Zeus, et de lui, conçut Dionysos. Héra, jalouse, lui suggéra de demander à son amant divin de lui apparaitre dans toute sa gloire.

Zeus, qui avait imprudemment promis à Sémélè de lui accorder tout ce qu'elle lui demanderait, dut s'approcher d'elle avec ses foudres. Sémélè mourut aussitôt, brûlée. Ses sœurs firent courir le bruit qu'elle avait eu un amant vulgaire, mais qu'elle s'était vantée d'avoir obtenu les faveurs de Cadmos.

Celui-ci, pour la punir, l'aurait foudroyée. Celle calomnie entraîna pour les coupables des conséquences funestes. Elles furent frappées dans leur descendance. Plus tard, lorsqu'il eut gagné la divinisation par ses exploits, Dionysos descendit aux enfers pour rechercher sa mère. Ressuscitée de la sorte, Sémélè fut appelée au ciel, où elle porte le nom de Thyoné.

Une variante lacanienne de la naissance de Dionysos est la suivante : Dionysos était né, normalement, de Sémélè, à Thèbes, mais Cadmos exposa l'enfant et sa mère dans un coffre, sur la mer. Le coffre fut jeté par les vagues sur la côte de Laconie où Sémélè, qui était morte, fut enterrée. C'est là que, selon cette tradition, le dieu aurait été élevé.

SIRÈNES Les

Le cheval de Troie L'île des Sirènes

Les Sirènes sont des démons marins, à demi femmes et à demi oiseaux. Tantôt elles passent pour les filles de la Muse Melpomène et du dieu-fleuve Achéloos, tantôt pour celles d'Achéloos et de Stéropé, elle-même fille de Porthaon et d'Euryté.

On leur donnait encore comme parents Achéloos et la Muse Terpsichore, ou bien Phorcys, le dieu marin. Libanios rapporte qu'elles étaient nées du sang d'Achéloos lorsque celui-ci avait été blessé par Héraclès. Les Sirènes sont mentionnées, pour la première fois, dans l'Odyssée. Là, elles sont au nombre de deux.

D'autres traditions, postérieures, en connaissent quatre: Télès, Raedné, Molpé et Thelxiopé ; ou encore trois : Pisinoé, Aglaopé, Thelxiépia – appelées aussi : Parthrnopé, Leucosia et Ligia. Les mythographes savent traditionnellement que ce sont des musiciennes remarquables, et même connaissent la partie qu'elles tiennent dans le trio, ou le quatuor.Selon Apollodore, l'une jouait de la une autre chantait, la troisième flûte.

Les Sirènes, selon la plus vieille se tenaient dans une île de la Méditerranée et, par leur musique, attiraient les marins qui passaient au voisinage. Les navires approchaient alors dangereusement de la côte rocheuse de leur île et se brisaient

Les Sirènes dévoraient alors les imprudents. On raconte que les Argonautes passèrent près des Sirènes, mais Orphée chanta si mélodieusement, si bien que lorsque l'Argo fut à portée de leur musique, les héros n'eurent aucune envie d'aborder (sauf Boutès, qui se précipita dans la mer pour les rejoindre, mais fut sauvé par Aphrodite).

Lorsqu'il passa dans les mêmes parages, Ulysse, à la fois prudent et curieux, ordonna à tous ses marins de boucher leurs oreilles avec de la cire. Lui-même se fit attacher au mât et défendit à ses hommes de le détacher, quelque prière qu'il pût leur adresser. Il agissait ainsi sur le conseil de Circé, qui lui avait appris quel danger il courait. Dès qu'il commença à entendre la voix des Sirènes, Ulysse sentit en lui un désir invincible d'aller à elles ; mais ses compagnons l'en empêchèrent. Dépitées d'avoir échoué, dit-on, les Sirènes se jetèrent à la mer et périrent.

Les mythographes ont spéculé, dès l'antiquité, sur l'origine et la double forme des Sirènes. Ovide raconte qu'elles n'avaient pas toujours possédé des ailes d'oiseaux. Autrefois, elles étaient des jeunes filles ordinaires, compagnes de Perséphone. Mais, lorsque celle-ci eut été enlevée par Hadès, elles demandèrent aux dieux de leur donner des ailes afin de pouvoir chercher leur compagne sur la mer aussi bien que sur la terre.

Par contre, d'autres auteurs assuraient que cette transformation était une punition qui leur avait été infligée par Déméter parce qu'elles ne s'étaient pas opposées à l'enlèvement de sa fille. Ou bien, qu'Aphrodite leur avait enlevé leur beauté parce qu'elles méprisaient les plaisirs de l'amour. Enfin, on racontait aussi qu'après leur transformation, elles avaient voulu rivaliser avec les Muses. Celles-ci, irritées, les avaient plumées, et s'étaient couronnées de leurs dépouilles.

Traditionnellement, l'île des Sirènes est placée le long de la côte d'Italie méridionale, sans doute au large de la presqu'ile de Sorrente. Dans les spéculations eschatologiques postérieures à l'épopée, les Sirènes passèrent pour des divinités de l'au-delà, qui chantaient pour les Bienheureux, dans les Iles Fortunées. Elles en vinrent à figurer  les harmonies célestes, et c'est à ce titre qu'elles sont souvent représentées sur les sarcophages.

TALOS

Talos Talos, le géant de bronze

Talos est un personnage de la légende crétoise, qui passe tantôt pour un être humain, et tantôt pour un robot de bronze. Dans le premier cas, il est fils de Crès, le héros éponyme de l’île, et il aurait eu lui-même pour fils le dieu du feu, Héphaïstos. Héphaïstos eu à son tour comme fils Rhadamante.

Dans le second cas, ce Talos était considéré comme œuvre soit d'Héphaïstos, qui en avait fait présent à Minos, soit de Dédale, l'artiste attitré du roi, soit encore le dernier représentant sur terre de la "race de bronze".

Essentiellement, Talos est le gardien de la Crète. Doué d'une vigilance infatigable, il avait été choisi par Minos pour cet office, ou encore par Zeus, pour protéger l'île de sa chère Europe. Chaque jour il faisait, en armes, trois fois le tour de la Crète. Il empêchait les étrangers d'y pénétrer, mais aussi les habitants d'en sortir sans la permission de Minos.

C'est pour lui échapper, semble-l-il, que Minos dut choisir la voie des airs. Les armes favorites de Talos étaient d'énormes pierres, qu'il projetait à une grande distance. Mais les "immigrés clandestins"  avaient à redouter encore d'autres dangers de la part de Talos, même s'ils réussissaient à franchir ce premier barrage.

Quand il les attrapait, Talos sautait dans le feu, portait son corps métallique au rouge et, se précipitant sur les malheureux, les étreignait et les brûlait.

Ce Talos était invulnérable sur tout son corps, sauf au bas de la jambe, où se trouvait une petite veine, fermée par une cheville. Lors de la venue des Argonautes, Médée réussit, par ses enchantements, à déchirer celle veine, et Talos mourut.

Une autre version racontait que Poeas, le père de Philoctète, et l'un des Argonautes, avait percé celle veine d'une flèche.

Talos passait pour avoir eu un fils, Leucos.

Il existait un autre Talos, un Athénien, de la famille de Métion, et neveu de Dédale, et qui fut tué par celui-ci, qui était jaloux de son habileté

TANTALE

Tantale passe le plus souvent, pour un fils de Zeus et de Ploutô, celle-ci étant elle-même une fille de Cronos ou même d'Atlas. Il régnait en Phrygie, ou encore en Lydie, sur le mont Sipyle. Il était extrêmement riche et aimé des dieux, qui l'admettaient à leurs festins.

Il avait épousé l'une des filles d'Atlas, la Pléiade Dioné. Mais on lui connaît aussi une autre femme, Euryanassa, fille du dieu-fleuve Pactole. Certains mythographes nomment également Clytia, la fille d'Amphidamas, et Stéropé, une autre Pléiade.

Ses enfants sont Pélops, Niobé, auxquels s'ajoutent parfois Brotéas, Dascylos et quelques autres. C'est de lui que, par l'intermédiaire de Pélops, descendent les "Tantalides", Thyeste, Atrée, et enfin, Agamemnon et Ménélas.

Les actes que lui prêtent les auteurs pendant sa vie sont assez insignifiants : il se serait parjuré, pour ne pas livrer à Hermès le chien de Zeus, que lui avait confié Pandaréos. Ce crime lui aurait attiré la colère de Zeus et Tantale aurait été enfermé sous le mont Sipyle, avant d'être précipité aux enfers.

Une autre aventure le mettait en rapport avec Ilos, le fondateur de la première Troie. Ilos l'aurait en effet chassé d'Asie Mineure, après les malheurs de sa fille Niobé. Un autre épisode, enfin, en fait le ravisseur de Ganymède. Mais ce qui rendit Tantale le plus célèbre, dans la mythologie, est le châtiment qu'il subit aux Enfers, et dont une description est déjà donnée par l'Odyssée dans la "Descente aux Enfers", qui est l'un des passages les plus récents du poème.

Toutefois, les auteurs n'étaient pas d'accord sur le motif de ce châtiment. On l'accusait d'orgueil : invité par les dieux à leur table, il aurait révélé aux hommes les secrets divins dont on s'était librement entretenu devant lui.

Ou bien, il aurait dérobé du nectar et de l'ambroisie lors de ces banquets, et en aurait donné à ses amis mortels. Pour une autre accusation : comme Lycaon, Tantale aurait immolé son fils pour en faire un mets qu'il servit aux dieux.

Quelle que fût sa faute, sa punition resta mémorable. Toutefois, même ce châtiment est raconté de diverses façons. Parfois, on disait qu'il était placé aux Enfers sous une pierre énorme, toujours sur le point de tomber, et qui demeurait pourtant éternellement en équilibre.

On disait aussi que son supplice consistait en une faim et une soif éternelles : plongé dans l'eau jusqu'au cou, il ne pouvait s'abreuver, car le liquide fuyait chaque fois qu'il essayait d'y tremper sa bouche ; et une branche chargée de fruits pendait au-dessus de sa tête, mais s'il levait le bras, la branche remontait brusquement au delà de sa portée.

Un autre Tantale est un fils de Thyeste, ou encore de Brotéas, qui sont l'un et l'autre des fils de Tantale. Il avait sa tombe à Argos. Il existait deux légendes différentes à son sujet : ou bien il avait été tué par Atrée, en haine de Thyeste, et servi à celui-ci en ragoût; ou bien il passe pour avoir été le premier mari de Clytemnestre, tué par Agamemnon, son propre neveu.

Le même nom est porté par l'un des fils d'Amphion et de Niobé.

TYPHON

Typhée, ou Typhon, est un être monstrueux, le plus jeune fils de Gaïa (la Terre) et du Tartare. Il existe cependant une série de versions rattachant Typhon à Héra et à Cronos. Gaïa, mécontente de la défaite des Géants, calomnia Zeus auprès d'Héra, et celle-ci alla demander à Cronos un moyen de se venger. Cronos lui remit deux œufs enduits de sa propre semence : enterrés, ces œufs devaient donner naissance à un démon capable de détrôner Zeus. Ce démon fut Typhon.

Selon une autre tradition, Typhon était un fils d'Héra, qu'elle avait engendré elle même, sans le secours d'aucun principe mâle, comme elle avait fait Héphaïstos.

Elle donna son fils monstrueux à élever à un dragon, le serpent Python qui vivait à Delphes.

Typhon tenait le milieu entre un être humain et un fauve. En taille et en force il surpassait tous les autres enfants de la Terre ; il était plus grand que toutes les montagnes et, souvent, sa tête se heurtait aux étoiles. Lorsqu'il étendait les bras l'une de ses mains atteignait l'Orient et l'autre touchait à l'Occident et, au lieu de doigts, il avait cent têtes de dragons. A partir de la ceinture jusqu'en bas il était entouré de vipères. Son corps était ailé et ses yeux lançaient des flammes.

Lorsque les dieux virent cet être attaquer le Ciel, ils s'enfuirent jusqu'en Egypte et se dissimulèrent dans le désert, où ils revêtirent des formes animales. Apollon devint un milan, Hermès un ibis, Arès un poisson, Dionysos un bouc, Héphaïstos un bœuf, etc.

Seuls, Athéna et Zeus résistèrent au monstre. Zeus lui lança de loin des traits de foudre et, en venant aux mains, l'abattit avec sa harpé d'acier. L'étreinte eut lieu sur le mont Casius, aux confins de l'Egypte et de l'Arabie Pétrée.

Typhon, qui n'était que blessé, réussit à prendre le dessus, et arracha la harpé au dieu. Il coupa les tendons des bras et des jambes de Zeus, chargea le dieu sans défense sur ses épaules et l'emmena jusqu'en Cilicie, où il l'enferma dans une caverne, la "grotte Corycienne". Il dissimula d'autre part les tendons et les muscles de Zeus dans une peau d'ours et les mit sous la garde du dragon femelle Delphyné.

Hermès et Pan dérobèrent les tendons et les remirent en place dans le corps de Zeus. Celui-ci recouvra aussitôt sa force, et, remontant au ciel sur un char attelé de chevaux ailés, se mit à frapper le monstre de la foudre. Typhon s'enfuit et, dans l'espoir d'accroître sa force, voulut goûter aux fruits magiques qui poussaient sur le mont Nysa.

C'est du moins la promesse que lui avaient faite les Moires pour l’y attirer. Zeus l'y rejoignit et la poursuite continua. En Thrace, il lança des montagnes contre Zeus, mais celui-ci les faisait retomber sur le monstre à coups de foudre. C'est ainsi que le mont Haemos dut son nom au sang qui coula d'une de ses blessures.

Définitivement découragé, Typhon s'enfuit et, pendant qu'il traversait la mer de Sicile, Zeus lança sur lui le mont Etna qui l'écrasa. Et les flammes qui sortent de l'Etna sont, soit celles que vomit le monstre, soit le reste des foudres dont Zeus l'abattit.

On attribue à Typhon la paternité de plusieurs monstres (le chien Orthros, l’Hydre de Lerne, Chimère), qu'il engendra avec Echidna, la fille de Callirhoé et Chrysaor.

Dernière mise à jour le 19/01/2016
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