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Zeus (Jupiter) Dieu du Ciel et souverain des dieux de l'Olympe

La naissance de Zeus

Zeus, le dieu des dieux et souverain de l'OlympeZeus souverain de l'Olympe

Dieu du Ciel et souverain des dieux de l'Olympe. Zeus correspond au dieu romain Jupiter. Zeus appartient comme tous les Olympiens, à la seconde génération divine.

Il est le dernier fils du Titan Cronos et de Rhéa, frère des divinités Poséidon, Hadès, Hestia, Déméter et Héra. Et de même que Cronos était le plus jeune de la lignée des Titans, de même Zeus est le dernier né.

Cronos fut averti par un oracle, qu’un de ses enfants le détrônerait, alors pour empêcher la réalisation de cette menace il dévorait ses fils et filles à mesure que Rhéa les mettait au jour.

Au sixième enfant, celle-ci décida d’user de ruser et de sauver le petit Zeus, qui venait de naitre. Elle le mit au monde la nuit, secrètement, et au matin, porté à Cronos une pierre enveloppée de langes. Cronos dévora cette pierre, qu’il prit pour un enfant.

Zeus fut sauvé et sa mère le cacha en Crète, où il fut élevé par les Nymphes et ce fut la nymphe (ou la chèvre) Amalthée qui le nourri de son lait. L’enfant divin fut nourri également de miel. Les abeilles de l’Ida le distillèrent exprès pour lui.

On racontait qu'à la mort de la chèvre Amalthée, Zeus pris sa peau comme armure : ce fut l'égide, dont il éprouva la puissance, la première fois, lors du combat contre les Titans.

Zeus était sauvé, et désormais, rien n’empêcherait les destins de s’accomplir.

Homère considérait Zeus comme le père des dieux et des mortels. Il n'avait créé ni les dieux ni les mortels! ; il était le protecteur et souverain à la fois de la famille de l'Olympe et de la race humaine. Il était le seigneur du ciel, responsable de ses orages et de ses pluies. Zeus dirigeait les dieux sur le mont Olympe en Thessalie.

Ses temples principaux étaient à Dodone, en Épire, pays des chênes et de son autel le plus ancien, célèbre pour son oracle, et à Olympie, où les jeux Olympiques étaient célébrés en son honneur tous les quatre ans.

La conquête du pouvoir

Le temple de Zeus à Athène. Le temple de Zeus à Athène

Lorsque Zeus eut atteint l’âge adulte, il voulu s’emparer du pouvoir que détenait Cronos. Il demanda alors conseil à Métis (la Prudente) qui lui donna une drogue, grâce à laquelle Cronos dut vomis les enfants qu’il avait absorbés. S’appuyant sur ses frères et ses sœurs ainsi rendus à la vie, Zeus attaqua Cronos.

Pour obtenir cette victoire Zeus, sur le conseil de Gaïa, avait dû libérer du Tartare les Cyclopes et les Hécatonchires que Cronos y avait enfermés. Pour cela, il tua leur gardienne Campé. Les Cyclopes donnèrent alors à Zeus le tonnerre et la foudre qu'ils avaient forgés. A Hadès, ils donnèrent un casque magique qui rendait invisible quiconque le portait; à Poséidon ils donnèrent un Trident, dont le choc ébranle la terre et la mer.

Dans la guerre qui s'ensuivit, les Titans s'allièrent à Cronos, mais Zeus et les autres dieux furent vainqueurs. La lutte dura dix années et à la fin Zeus et les Olympiens en sortirent vainqueurs et Les Titans chassés du ciel, furent envoyés dans le gouffre du Tartare.

Reconstitution du temple de Zeus. Le temple de Zeus

Une fois vainqueurs, les dieux se partagèrent le pouvoir en tirant au sort : Zeus obtint le ciel et eut la prééminence sur l'univers. Ses frères, Poséidon et Hadès reçurent respectivement la charge de la mer et du monde souterrain. La terre devait être régentée en commun par les trois frères.

Toutefois, la victoire de Zeus et des Olympiens leur fut bientôt contestée. Il dut, avec les Olympiens, lutter contre les Géants, excités contre eux par la Terre, irrité de savoir ses fils, les Titans, enfermés dans le Tartare.

Zeus eut à venir à bout de Typhon, et ce fut le combat le plus rude qu’il dut soutenir.

Au cours de cette longue lutte, il fut fait prisonnier, et mutilé par le monstre ; mais une ruse d’Hermès et de Pan le délivra, et il remporta la victoire.

Les Unions de Zeus

le plus grand dieu du Panthéon hellénique Zeus dieu de l'olympe

Pour échapper au Dieu, Métis prit plusieurs formes, mais en vain. Elle dut se soumettre, et conçut une fille. Mais Gaïa prédit à Zeus que si Métis mettait au monde une fille elle engendrerait ensuite un fils qui détrônerait son père.

Aussi Zeus avala t-il Métis et lorsque vint le moment de la délivrance, Prométhée (certains disent Héphaistos) fendit d’un coup de hache le crane de Zeus, d’où sortit, toute armée, la déesse Athéna.

Puis les Moires, qui sont les agents de la destinée.

Ce mariage avec Thémis, qui est l’incarnation de l’Ordre éternel de la Loi, a une évidente valeur de symbole, et il exprime comment Zeus, le dieu tout puissant, peut etre soumis aux destinées, puisque celles-ci, ses émanations directes, ne sont en quelque sorte qu’un aspect de lui-même.

La déesse HéraLa déesse Héra

Mais il est généralement considéré avec beaucoup plus ancien. De ce mariage, naquirent Hébé, Ilithye et Arès.

Telles sont les unions de Zeus avec des déesses ; mais ses unions passagères avec des mortelles sont innombrables. Nous ne citerons ici que les principales.

Il n’y a guère de région du monde hellénique qui ne se soit vantée d’avoir pour héros éponyme un fils né des amours de Zeus. De même, la plupart des grandes familles de la légende se rattachent à Zeus.

Bien que les mythographes, surtout à partir de l’époque chrétienne, affectent de considérer ces unions comme autant d’actes de libertinage, les poètes et les mythographes antérieurs s’efforcent de reconnaitre les raisons profondes qui ont amené le dieu à donner des enfants à des mortelles.

C’est ainsi que l’on expliquerait la naissance d’Hélène par le désir de diminuer la population trop nombreuse de la Grèce et de l’Asie en provoquant un conflit sanglant.

De même, la naissance d’Héraclès avait pour but de susciter un héros capable de débarrasser la terre de monstres malfaisants. Bref, la procréation apparait chez Zeus comme un acte d’action providentielle.

Déjà, les anciens remarquaient que beaucoup de ces unions avaient eu lieu sous des formes animales ou autres : avec Europe sous forme d’un taureau ; avec Léda, d’un cygne ; d’une pluie d’or avec Danaé ; etc.

le plus grand dieu du Panthéon hellénique Zeus dieu de l'olympe

Ces étrangetés que l’on explique parfois par l’hypothèse de la substitution de Zeus à des cultes locaux plus anciens, dans lesquels la divinité remplacée avec une forme animale ou fétichiste, étaient souvent pour eux un objet d’indignation, et ils ont cherché à en donner une explication symboliste.

Ces aventures, ont bien souvent exposé Zeus à la colère d’Héra.

Une explication donnée par les anciens des métamorphoses du dieu était précisément le désir de se dissimuler à son épouse, mais il s’agit évidemment d’une affabulation tardive, postérieure en tout cas aux légendes de métamorphose.

De meme, les amantes de Zeus ont pris souvent des formes animales. Io a été métamorphosée en vache, Callisto devient une ourse etc...

Voir la généalogie de Zeus

Légendes Diverses

Zeus intervient dans un grand nombre de légendes qu’il est malaisé de grouper.

Poseidon, dieu des mers et des océansPoséidon, dieu des mers

L’Iliade connait un complot tramé contre lui par Héra, Athéna et Poséidon, et qui avait pour but de l’enchainer. Il fut sauvé par Aegaeon. Une autre fois, il lance Héphaistos dans le vide et rend ce dieu définitivement boiteux, le punissant ainsi d’avoir pris parti pour Héra.

Il rétablit l’ordre dans le monde après le larcin de Prométhée, en clouant celui-ci au Caucase. Mais devant la méchanceté des hommes, il décide le grand déluge, d’où ne réussira à se sauver la race humaine que grace à Deucalion.

Aussi est-ce à Zeus libérateur que celui-ci offrira son premier sacrifice une fois le déluge terminé.

Nous voyons Zeus intervenir dans les querelles qui surgissent un peu partout : entre Apollon et Héraclès, à propos du trépied de Delphes entre Apollon et Idas, au sujet de Marpessa entre Pallas et Athéna, provoquant ainsi, involontairement, la mort de la première, entre Athéna et Poséidon qui se disputent la possession de l’Attique, entre Aphrodite et Perséphone, qui se disputent du bel Adonis.

Il chatie également un certain nombre de criminels, notamment des sacrilèges, comme Salmonée, Ixion (vengeant ainsi une insulte particulière), Lycaon, etc.

Nous le voyons intervenir aussi dans les travaux d’Héraclès, lui donnant des armes contre ses ennemis, ou le retirant de leurs mains lorsqu’il est blessé.

Zeus passait pour avoir enlevé le jeune Ganymède, en Troade, et l’avoir fait son échanson, particulier en remplacement d’Hébé.

A Rome, Zeus fut identifié avec Jupiter, comme lui dieu du ciel lumineux et dieu protecteur de la Cité, dans son temple du capitole.

A propos de Zeus

Zeus est le plus grand dieu du Panthéon hellénique.

Il est essentiellement le dieu de la lumière, du ciel clair, ainsi que de la foudre, mais il ne s’identifie pas avec le ciel pas plus qu’Apollon ne s’identifie avec le soleil ou Poséidon avec la Mer.

Dans la pensée Hellénique, les Dieux ont perdu la valeur cosmique qu’ils ont pu avoir à un autre moment de leur développement, et Zeus ne nous intéresse ici que comme héros de légendes.

La personnalité de Zeus est créée dès les poèmes homériques, rois des hommes et des dieux et trônant dans les hauteurs lumineuses du ciel. Le plus souvent, il se tient au sommet du Mont Olympe, mais il voyage. Par exemple, on le trouve chez les Ethiopiens, le peuple pieux entre tous, dont les sacrifices lui sont particulièrement agréables.

Peu à peu, la demeure de Zeus se détacha de toute montagne particulière, et par l’expression d’Olympe, on n’entendit plus que la région éthérée où vivent les dieux.

Non seulement Zeus préside aux manifestations célestes, provoque la pluie, lance la foudre et les éclairs (puissance symbolisée par son égide) mais surtout, il maintient l’ordre et la justice dans le monde.

Chargé de purifier les meurtriers de la souillure du sang, il veille à la conservation du serment au respect des devoirs dus aux hôtes ; il est le garant du pouvoir royal et, généralement de la hiérarchie sociale.

Ces prérogatives, il les exerce non seulement à l’égard des hommes, mais aussi à l’intérieur de la société des Dieux. Lui-même est soumis aux Destins, dont il l’interprète et qu’il défend contre les fantaisies des autres dieux, par exemple il pèse les destins d’Achille et d’Hector et, lorsque le plateau qui porte celui-ci descend vers l’Hadès, il interdit à Apollon d’intervenir, et abandonne le héros à son ennemi.

Dieu providentiel, conscient de sa responsabilité, il est le seul qui ne se laisse pas emporter par ses caprices,au moins lorsqu’il ne s’agit pas de ses caprices amoureux, et même alors, ses apparentes fantaisies ne sont pas toujours exemptes de quelque politique. Il est le dispensateur des biens et des maux.

Homère raconte dans l’Iliade, qu’à la porte de son palais sont deux jarres, l’une contenant les biens, l’autre les maux. Le plus souvent Zeus puise alternativement dans l’une et dans l’autre, pour chacun de nous. Mais parfois, il puise exclusivement dans l’un deux, et la destinée qui en résulte est soit entièrement bonne, soit, plus souvent, entièrement mauvaise.

Cette conception de Zeus comme puissance universelle s’est développée à partir des poèmes homériques et a abouti, chez les philosophes hellénistiques, à la conception d’une providence unique : chez les Stoïciens (Chrysippe notamment, qui avait consacré un poème à Zeus), Zeus est le symbole du Dieu unique incarnant le Cosmos.

Les lois du monde ne sont que la pensée de Zeus. Mais c’est là le terme extrême de l’évolution du dieu, et qui sort des limites de la mythologie pour appartenir à la théologie et à l’histoire de la philosophie.

Dernière mise à jour le 22/01/2016
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